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"On doit les écraser" : après l'attaque du Hamas, la colère des Israéliens proches de la bande de Ga

Le Hamas palestinien a mené une attaque en Israël ce samedi. Des roquettes ont été tirées depuis Gaza. Il y a des centaines de morts des deux côtés. Pour ceux qui habitent à proximité de l'enclave, c'est la stupeur.


En Israël, à Yakhini, es officiers israéliens ripostent sur un suspect dans la zone à la suite des attaques du Hamas le 7 octobre 2023. (ILIA YEFIMOVICH / DPA)


Dans la soirée samedi 7 octobre, les alertes résonnaient encore à Ashkelon, à 10 kilomètres seulement de la bande de Gaza et la défense anti-aérienne israélienne était à pied d’œuvre pour détruire les roquettes envoyées de l’enclave. Après l'attaque massive du Hamas en Israël, plus tôt dans la journée, les habitants des zones proches de la bande de Gaza sont sidérés et en colère. Le bilan humain est lourd des deux côtés, avec "au moins 300 morts" côté israélien selon le chargé d'affaires à l'ambassade d'Israël en France, avec des bombardements massifs de l’enclave, des combattants islamistes infiltrés et des otages israéliens retenus à Gaza. "Vous voyez tout ce qui s’est passé ? Ils ont capturé beaucoup de gens. Où était la police ? Que faisait l’armée ? Rien ! Ils se sont murés dans le silence", déplore Toar qui vit depuis toujours à quelques kilomètres de Gaza.

"On a été abandonnés" Sa colère est dirigée contre le gouvernement, incapable selon elle de voir venir une attaque d’une telle ampleur : "Pour ce pays, nous ne valons pas mieux que des mouches. Comment est-ce possible de venir ici, de kidnapper des gens et de les emmener à Gaza ? Tout ça, est voulu. On a été abandonnés à notre triste sort. Ils l’ont fait au nez et à la barbe de l’armée et des responsables israéliens. Des gens sont morts. C’est dur d’accepter cette idée d’avoir été abandonnés", poursuit-elle.

Ils ont été abandonnés par le pouvoir et agressés par un ennemi, sans doute sous-estimé. "C’est une grosse attaque. C’est comme le guerre de Kippour en 1973. On doit les écraser", estime Ilan, 52 ans, qui vit dans un moshav, une communauté agricole à une quinzaine de kilomètres de Gaza. "Maintenant, il n’y a plus de paix, plus de négociations, plus rien. On attaque, et après on parle." Ilan, qui habite à 15 kilomètres de Gaza à franceinfo

"Ils ont kidnappé des familles, des soldats, des femmes, des policiers, des jeunes enfants. Qu’ils nous les rendent et après on parlera. Après cette journée, l’Israël que je connais ne sera plus jamais le même. Si j’étais Bibi, je ne négocierais plus… Je ferais la guerre et je tuerais tous les dirigeants", assure cet homme. "Bibi", c'est le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou. Il a promis dans la soirée, samedi 7 octobre, que l‘armée allait utiliser toute sa puissance pour détruire le Hamas.


 

(c) 2023, France info

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