Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU refuse de débattre des exactions dont est accusée la Chine

Cette initiative américaine faisait suite à la publication le 31 août d'un rapport du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme sur le Xinjiang qui évoque de possibles "crimes contre l'humanité" et des "preuves crédibles" de tortures ainsi que de violences sexuelles.


Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU refuse de débattre des exactions dont est accusée la Chine contre les Ouïghours au Xinjiang© Fournis par franceinfo


L'ONU a refusé, jeudi 6 octobre, de débattre des exactions dont est accusé Pékin dans sa province du Xinjiang. Une victoire pour la Chine et un revers pour les Etats-Unis, qui y voient un aveu de paralysie du Conseil des droits de l'homme. "C'est une victoire pour les pays en développement et une victoire pour la vérité et la justice", a écrit Hua Chunying, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, sur Twitter. "Les droits humains ne doivent pas être utilisés comme prétexte pour fabriquer des mensonges et s'ingérer dans les affaires intérieures d'autres pays", a-t-elle ajouté.


C'était la première fois dans l'histoire de la plus haute instance des droits humains de l'ONU, créée en 2006, qu'un texte visait la Chine. Les 47 Etats membres devaient dire s'ils acceptaient d'organiser un débat sur la région autonome ouïghoure du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine, où Pékin est accusé de crimes contre l'humanité contre les Ouïghours et d'autres membres de minorités majoritairement musulmanes.


Une "inaction" condamnée par les Etats-Unis

"Les Etats-Unis condamnent le vote d'aujourd'hui", a affirmé l'ambassadrice américaine auprès du Conseil, Michèle Taylor, dans un tweet. "L'inaction" du Conseil "semble honteusement indiquer que certains pays sont (...) autorisés à violer les droits humains en toute impunité".


The U.S. condemns today's #HRC51 vote preventing a discussion about #Xinjiang at the HRC. Inaction following the @UNHumanRights High Commissioner's independent assessment shamefully suggests some countries are free from scrutiny and allowed to violate human rights with impunity. pic.twitter.com/940sX1wya7 — Ambassador Michèle Taylor